samedi 1 août 2009

I love Paris every moment

Paris ne rend pas les ermites sociables. Paris a oublié ce qu'était un ciel bleu, un vrai. Paris pompe ta moelle financière, même (surtout?) lorsqu'elle se mesure en précieux centimes. Paris t'angoisse, parfois, avec des hurlements, des gens alcoolisés, des appart en ruines, des énergumènes vaseux qui se fondent dans le bitume sale.

Oui, mais. Paris accueille tout le monde, même les Greluches. Paris offre un fourmillement de personnalités, d'idées, de découvertes, d'images et de cultures. Paris te colle à ses passagers de métro, prêts à te sourire d'un air gênés quand ils transpirent trop. Paris te parle aussi arabe, même si tu fronces la bouille en signe d'incompréhension totale. Paris te donne des potes de TOUS les âges, quel que soit le tien. Si tu as des choses à exprimer, quelque chose dans Paris les reçoit. Si tu décides de ne plus être ermite et de vivre pour de vrai, Paris hoche la tête. « Fais comme tu veux ma vieille, je t'y autorise. »


À Paris, peu importe qui je suis. Et d'ailleurs à ce propos...

robot

 


Je ne sais pas ce que je vais réussir à faire de plus. Je sais juste que je ne veux pas arrêter tout de suite de dévorer cette mini planète des pupilles. Comme je sais aussi un peu mieux ce qui me file la chair de poule d'exaltation, je décide de continuer dans l'édition. Je postule - et obtiens un entretien - pour une nouvelle licence pro...
Et en sors anéantie. Non seulement il n'y a là-bas que quinze toutes petites places, mais en plus j'ai été exactement ce que je sais être à l'oral : misérable.

Un désastre. Une catastrophe nucléaire.
Un drame en sept actes. Le chaos. Un tsunami sanglant.
Une bombe atomique. Une chantilly ratée.

Dévastée, je lance un message déchirant à ceux qui m'aiment quand même, les suppliant de ne jamais-jamais-jamais-jamais évoquer cette innommable humiliation qu'a été l'entretien.
Je me reprends en main, postule en Master d'édition sans y croire... Et obtiens un nouvel entretien, début septembre.

Ragaillardie, la Greluche. Elle sautille à nouveau, insouciante et presque confiante, en chantant le générique de l'Âne Trotro, l'âne Trotro, trop-trop ri-go-low (il paraît que mes rares retours au sein de l'univers familial me laissent des séquelles  ndla). Et lorsque la petite lettre de Paris X surgit dans sa boîte aux lettres pour lui rappeler ce pénible échec, elle ne grimace presque pas en l'ouvrant.


Oui, rhô, ça va, je sais que ça a été un carna-


Ah ben tiens, zut alors, je suis prise en licence pro.


Posté par Polate à 15:41 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur I love Paris every moment

    FELICITATIONS !

    Posté par Lys, mercredi 5 août 2009 à 22:32 | | Répondre
  • Thanks :)

    Avec tout ce que tu m'encourages depuis le début et sans me connaître (et malgré...malgré tout...), je crois que je te devrais bien un verre si tu passes sur Paname !

    Posté par Grande Greluche, dimanche 9 août 2009 à 15:40 | | Répondre
  • C'est noté ! meme si Paname c'est hypeeeeeeer loin pour les étudiantes fauchées

    Posté par Lys, lundi 10 août 2009 à 21:52 | | Répondre
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